Depuis quelques mois au square du Weiden d’Issy les Moulineaux le problème est le suivant:

La Sécurité Sociale veut se débarrasser de son bâtiment « la CPAM ».

La résolution de problème a été confié a des « experts ». Ces experts ont soumis à l’automne 2011 un projet initial à la concertation de la population. Le contenu de ce projet a mis en lumière une méconnaissance profonde de la réalité du « terrain ». Cela a eu pour conséquence un retrait précipité de la solution envisagée. C’est regrettable quand on pense à toute l’énergie qui a été déployée pour rien lors de cette première phase.

Aujourd’hui le problème n’est toujours pas résolu et donc une deuxième phase est en train de commencer.

Douceville veut porter à la connaissance de tous les éléments de réflexion qu’elle a affinés par de très nombreux échanges avec la population depuis le début de l’affaire et ceci dans l’attitude à laquelle elle reste fidèle : attitude de proposition et non pas d’opposition systématique.

Toutes ces constatations montrent que le square du Weiden a un potentiel qui en fait un véritable atout pour la Ville.

1. Le square du Weiden est un véritable « centre » :
La proximité de la poste, du PACI, de l’hôtel de Police, de plusieurs sociétés importantes, du métro, du marché bi-hebdomadaire, de la mairie, draine une population qui exprime quasi unanimement son attachement au square dans sa configuration actuelle.

2. Cette réalisation est considérée par une quasi unanimité comme une réussite de la Ville même si des améliorations d’importance sont possibles.

3. C’est désormais le seul espace en pleine terre du centre ville (le square de la mairie est construit au dessus de parkings).

4. Il est très accessible: Il est en bas du coteau ce qui facilite son accès pour les seniors et les enfants en bas age (poussettes).

5. Le terrain de la CPAM a été cédé à prix coûtant par la ville à la Sécurité Sociale après la Libération dans un esprit d’équipement public emblématique : si la Sécurité Sociale n’en a plus l’usage elle doit rendre ce terrain également à prix coûtant. Le prix de rétrocession à la Ville ne doit pas être élevé compte tenu de :

- l’histoire (cession antérieure par la ville à prix coûtant)

- la relative exiguïté du terrain (490m2) surtout due à sa forme biscornue (forme en « Vache Qui Rit ») le rendant impropre à une opération immobilière sans adjonction de m2 supplémentaires par la Ville à son détriment (Cette constatation figurait noir sur blanc dans le dossier du Groupe Accueil consultable en Mairie à l’automne 2011 et dont Douceville possède encore une photocopie).

- les contraintes du PLU actuel (accepté par le Commissaire Enquêteur mais non encore voté) interdisent de modifier l’aspect architectural de la CPAM considéré comme un exemplaire typique d’une certaine architecture.

6. La partie sud du square de Weiden (le long de la rue Telles de la Poterie) ne doit pas accueillir d’immeuble de plus grande hauteur qu’actuellement:

- cela porterait atteinte à l’ensoleillement et à l’agrément unanimement reconnu du petit square

- cela créerait un effet « corridor » dans la rue Telles de la Poterie qui est quasiment la seule voie Nord Sud reliant les hauts d’Issy aux zones d’activité intense des bords de Seine (Issy et Boulogne). L’autre voie Nord Sud, la rue Auguste Gervais prolongée par la rue Diderot, se termine en effet en « chicane » si l’on veut ensuite continuer par le Bd des Frères Voisins

7. C’est un espace d’élection qui pourrait devenir un véritable joyau de toute la communauté d’agglomérations (le très beau parc Henri Barbusse, et les espaces verts du Chemin des Vignes, ainsi que l’île Saint Germain malgré leur qualités esthétiques et environnementales souffrent du défaut d’excentration).
L’aménagement du bâtiment de la CPAM, rétrocédée à la Ville, doit donc faire l’objet d’une étude impliquant une vaste concertation et qui permettrait d’accentuer encore l’attrait de ce lieu et de le rendre emblématique de la politique écologique et citoyenne de la Ville.

8. Pour s’opposer à tous ces arguments de bon sens les spécialistes mettent en avant des considérations de rentabilité financière. Certes la finance est le nerf de la guerre et elle régit tout ce qui touche à la chose publique mais il y a des cas de figure où la une recherche de rentabilité à courte vue devient une entrave au bien public.
Tout n’est pas rentabilité financière dans la vie publique ou alors remplaçons tous les musées par des immeubles de standing qu’on louera très cher et supprimons le ministère de la Culture.

9. Certains ont le droit de penser que la construction à tout crin de logements est un facteur de progrès et de bien être des populations. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut construire partout. Des logements pour 4 000 personnes vont être mis en service au Fort à partir de cet été. Construire sur le terrain exigu de la CPAM parait en regard bien dérisoire. Pourquoi ajouter une goutte d’eau à une marmite déjà largement remplie.

Espérons que ces arguments convaincrons nos responsables et leurs experts et qu’ils ne laisserons pas passer l’occasion de transformer, sans dépenses pharaoniques, le square du Weiden en une réalisation qui sera enviée par toutes les communes voisines.